Le lycée

Les lycéens gagnés par la lassitude

Par admin cite-bachelard3, publié le mardi 2 mars 2021 11:04 - Mis à jour le mardi 2 mars 2021 16:52
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Article paru dans l’Est-Eclair le lundi 1er mars (Fabien BURGAUD)

 

Dans la maison familiale de Beurey, Léa Wytynck, en classe de terminale, planche sur un cours de Sciences de la vie et de la Terre, ce vendredi 19 février. Déjà « migraineuse », l’adolescente a du mal à rester totalement concentrée toute une journée derrière son ordinateur.

 

« Allez, bonnes vacances à tous ». La voix du professeur de SVT qui sort de l’ordinateur fait pousser un léger soupir à Léa Wytynck, 17 ans. La lycéenne en classe de terminale au lycée Gaston-Bachelard de Bar-sur-Aube répond dans le tchat « à vous aussi », et referme son ordinateur estampillé « Région Grand Est » . Pour la première fois depuis le confinement saison 1 (où la continuité pédagogique avait été assurée entre mars et mai 2020), l’adolescente vient de revivre une semaine de cours à distance. La fameuse hybridation, enclenchée depuis plusieurs mois au lycée (lire interview). L’ambiance est désormais tout autre. « À l’époque, l’emploi du temps était allégé. Je faisais les visios dehors, je bronzais ! Même si j’avais des problèmes de connexions, je l’avais bien vécu », explique-t-elle, au premier étage de la maison familiale de Beurey.

Mais il faut croire que les beaux jours du printemps 2020 ont laissé place à un spleen profond. Même si elle est contente « de pouvoir se remettre dans sa bulle » pour tenter de passer la barre du 10 de moyenne, la « fatigue » de la semaine se fait sentir. « C’est compliqué d’être enfermée toute la journée face à l’écran. Déjà que je suis migraineuse…, confie-t-elle, à la faible lumière d’une lampe sur son bureau. On est tous un peu déprimés ».

 

Clémence Malfait, en seconde, est désormais déjà habituée au changement de rythme

 

Compréhensifs (lire l’interview), les professeurs ont beau avoir réduit l’heure de cours à 45 minutes, le fonctionnement reste un facteur d’anxiété. Surtout quand on fait ses premiers pas au lycée, comme Clémence Malfait, en seconde, qui alterne entre présence et distance depuis quatre mois. « Ma concentration baisse énormément. C’est impossible d’être à fond. En maths, je comprends mieux quand je suis au lycée, il y a un tableau, on peut reposer des questions »...

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